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 The real life » lula&matthew

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MessageSujet: The real life » lula&matthew   Ven 11 Jan - 8:40

Lula & Matthew

« Vous êtes prêt Matthew? Vous avez rassemblé toutes vos affaires? » Je leva un regard dubitatif vers Miranda, l'assistante qui s'occupait de moi depuis mon arrivée à New York. Comment ça toutes mes affaires? Comme si j'avais beaucoup d'affaires ici... On peut pas caser grand chose dans ces 'cellules' qu'ils appellent chambres, même ma chambre à Sydney était plus grande. Bref, ne voulant pas faire partager ma mauvaise humeur avec cette pauvre Miranda qui n'avait rien demandé, je lui adressa un hochement de tête positif avec même un petit sourire en coin. La soignante disparu dans le couloir, me laissant un moment seul. Impossible à dire ce que je ressentais. C'était un mélange d'excitation et de terreur. Je n'ai pas été dans la vraie vie depuis sept ans et sept ans c'est très exactement 2555 jours. 2555 jours que j'ai été interné et que j'ai été comme coupé du monde même si je me suis moi même un peu mis dans cette situation et que depuis bien avant mes quinze ans je m'étais enfermé dans une bulle. Je me mis à regarder autour de moi, la pièce était vide, il y avait juste un sac de sport et à un sac à dos posés sur le lit que j'ai occupé ici depuis bien trop de temps à mon goût. Je vérifia une dernière fois que j'avais emporté tous mes habits, que j'avais pensé à prendre tous mes dessins et que je n'avais pas oublié la boîte à gourmandise que je remplissais avec ce que ma maman m'envoyait par la Poste, en pensant que ça me faisait plaisir.

J'avais vraiment de la peine à croire que j'allais me retrouver dehors, que j'allais quitter ces murs, que j'allais devoir m'occuper de moi tout seul et adresser la parole à des inconnus. Je ne savais même pas où aller. Le directeur de l'hôpital m'avait donné l'adresse d'un petit motel non loin du Maddison Square Garden, mais je n'avais pas encore décidé si j'aurais le courage d'y aller. J'ai beau être apte à quitter l'hôpital, ce n'est pas pour autant que j'ai combattu tous mes démons et aller demander une chambre pour une durée indéterminée me faisait un peu peur. Je ne connais personne ici, enfin si y a quelqu'un qui a été libéré il y a quelques mois mais je ne sais même pas si elle a décidé de rester à New York ou si elle est rentrée chez elle, en Europe. Et puis de toute manière, je ne suis pas sûr de vouloir la revoir. Son départ a été assez dur à gérer pour moi, surtout la manière dont on s'est quitté à vrai dire. Je chassa très rapidement l'image de son doux visage de mon esprit pour me pencher au-dessus du lit et mettre une sangle de mon sac à dos sur mon épaule gauche et attraper mon sac de sport avec ma main droite. Un dernier regard derrière mois et la porte se ferma. Mes pas foulèrent ce long couloir blanc que j'avais souvent arpenté depuis mon arrivée ici, pour aller au bureau de mon médecin, celui qui avait donné son accord pour ma libération. J'avais l'impression d'être un prisonnier qui serait libéré après sa durée d'enfermement. Le Docteur Franklin me donna le bon de sortie et me serra la main. « Je répondrais toujours au téléphone en cas de besoin Matthew, je te souhaite que le meilleur et bien du courage pour cette nouvelle vie. » J'aurais voulu lui dire un mot, le remercier pour tout ce qu'il a fait pour moi mais une fois de plus, je me contenta de lui sourire le plus sincèrement possible et une fois le petit feuillet en main, je me rendit vers les grandes portes d'entrée qui s'ouvrèrent grâce au détecteur. Une brise fraîche vint me chatouiller le visage et je me mis à regarder autour de moi, déjà complètement perdu. Que devais-je faire? Demander un taxi? Non... Ca serait ridicule et le conducteur me toiserait peut-être... Je pourrais peut-être y aller à pieds mais sans plan je ne suis pas sûr d'y arriver. Je fus pris d'une envie de faire demi tour et de rentrer à nouveau dans l'hôpital, ne me sentant pas prêt, ne sachant même pas ce qu'il fallait que je fasse dans ce monde qui m'était inconnu. Non, c'était trop tôt pour être libéré, je n'étais pas prêt. Je fis demi tour, les portes s'ouvrirent à nouveau mais une voix m'interpella dans mon dos. Je m'arrêta, fronçant les sourcils en reconnaissant cette voix, je pourrais la reconnaître parmi des centaines. Etais-je en train de rêver? Peut-être que si je me retourne, je vais me retrouver face à personne et j'allais passer pour un fou. Un fou qui sort d'un hôpital psychiatrique... Je me risqua quand même à me retourner, ma curiosité piquée à vif et finalement, je me retrouva devant elle, elle était là devant moi, ce n'était pas un rêve, je la voyais clairement, elle n'était pas un mirage. Mais que faisait-elle ici? Pourquoi était-elle là? Et surtout, comment savait-elle que j'allais sortir aujourd'hui? « Lula? » C'était le premier mot que j'avais prononcé aujourd'hui, et c'était pour dire le plus beau nom à mes yeux mais j'étais confus, avait-elle vu que j'allais rentrer dans l'hôpital? Allait-elle me prendre pour un lâche de ne pas vouloir affronter le monde extérieur? Je fis un pas en avant, enfin c'est surtout mon cerveau qui ordonna à ma jambe de faire un pas en avant car c'était pas moi qui l'avait décidé. « Tu... Fais quoi ici? » Ma voix était tremblante et je regrettais déjà de lui avoir posé cette question.

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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Lun 14 Jan - 0:43



Lula n'en pouvait plus de tourner en rond comme un lion en cage, cherchant tout et n'importe quoi pour occuper son esprit, depuis son levé. Ce jour-ci, n'en était pas un comme les autres : Matthew devait quitter l'hôpital psychiatrique et la blonde avait décidé de l'attendre devant l'hôpital. Elle imaginait que pour son ami, sa présence n'allait que peu le ravir. C'était comme prévoir une surprise pour quelqu'un qui déteste ça. Échec assuré. Pourtant, Lula espérait de tout son coeur que leur rencontre allait finir sur une note joyeuse. Ou ne pas finir du tout. Après tout, Matt était la personne qui comptait le plus pour elle et il avait toujours été là pour elle. Imaginer sa vie sans lui était impossible. Comme rester bien sagement dans son loft aujourd'hui. Bien évidemment, le geste de Lula comportait une part d'égoïsme -elle n'en pouvait plus d'être séparée de lui- mais elle ne voulait tout simplement pas que Matthew se retrouve seul dans une ville plus qu'immense qu'il ne connaissait pas, sans soutien moral. Comme elle l'avait été en fin de compte. Mais, finalement elle n'avait pas vraiment eu de mal à s'acclimater à cette nouvelle ville, la Suédoise y avait déjà ses petites habitudes et possédait un lieu d'habitation. Lula se voyait bien passer une partie de sa vie à New York, qu'elle avait appris à aimer pendant ces quelques mois. Et puis, de toute façon si elle n'avait pas apprécié la grosse pomme, elle aurait appris à le faire vu qu'elle avait choisi de s'y installer quelques temps au minimum pour rester près de son psychologue.
Lula attrapa son sac à la va-vite, avant de sortir de son loft qui se trouvait au dernier étage d'un immeuble de l'Upper East Side. Elle savait parfaitement que Matt ne sortirait pas avant une heure mais la blonde ne voulait pas le rater et surtout ne rien laisser au hasard. C'était vital pour elle de le voir afin d'arranger les choses même si techniquement elle n'avait rien fait. Lula savait que l'annonce de sa sortie l'avait blessé et elle n'avait jamais voulu cela. Hélant un taxi, une fois dans la rue, la blonde indiqua la destination au conducteur qui visiblement était indien. La Suédoise regardait à travers la vitre, les yeux dans le vague, avec une certaine nostalgie. Elle ne pouvait s'empêcher de penser aux jours heureux qu'elle avait eu avec Matt en espérant qu'il y en aurait d'autres. Ce genre de souvenirs la hantait mais la faisait tenir bon en même temps. Son ami avait une telle emprise sur elle et elle ne s'en rendait même pas compte. Tout ce qu'elle était avec les autres, elle ne l'était pas avec lui : en sa présence, c'était comme si sa fierté n'existait pas. La preuve, elle venait le chercher et était même prête à tout pour recoller les morceaux, si cela était nécessaire.
C'est avec une certaine appréhension que Lula quitta le taxi avant de se caler contre la voiture juste en face de l'institut. La blonde avait l'impression que ses jambes n'étaient plus que deux morceaux de caoutchouc mou et que la voiture était l'équivalant d'une bouée de sauvetage lors d'un naufrage. La présence de la voiture la rassurait, aussi bizarre que cela soit.

Les minutes s'écoulaient encore et encore, mais pour Lula, toute cette attente lui paraissait durer des heures. Ses yeux n'avaient pas quitté une seule seconde la porte et elle était prête à rester ainsi jusqu'à ce que Matthew sorte. Rentrer dans l'hôpital psychiatrique n'était pas une option ; tout le monde la connaissait et bien qu'elle adorait chaque personne de cet établissement, elle n'avait pas le temps, ni l'envie de rester papoter avec eux. C'est exactement à l'heure prévue qu'elle aperçut son ami sortir du bâtiment, l'air quelque peu perdu. Il semblait être à mille lieues d'ici et avait l'expression de ces petits poussins dans les dessins animés qui se retrouvent nez à nez avec un chat. La Suédoise aurait voulu courir vers lui, le prendre dans ses bras, mais ses jambes n'étaient pas encore fiables. Lula vit Matthew subitement se retourner vers l'endroit où il avait émergé à peine une minute avant cela. La blonde ne savait pas si son ami avait fait demi-tour car toute cette situation était "trop" pour lui ou parce qu'il l'avait vu et qu'elle était la dernière personne qu'il souhaitait voir. Cette ignorance la perturbait atrocement. Avant qu'il ne soit trop tard, sur une légère impulsion, Lula se risqua à lancer un petit Matt ! qui finalement était sortie avec un ton plus assuré qu'elle ne l'aurait pensé avant de s'avancer sur le trottoir qui paraissait infiniment long. Tout comme une quelconque réaction de Matthew qui s'était certes immobilisé. Quand il se retourna enfin, la blonde perçue clairement son étonnement et son incompréhension. Il devait se poser des millions de questions et cela la fit presque sourire. Lula ? La surprise était plus que présente dans son ton. Lula adorait la façon avec laquelle il prononçait son prénom. Encore une chose qui lui avait manqué. La blonde se contenta de sourire en coinçant une mèche de cheveux derrière ses oreilles puis s'arrêta à quelques dizaines de centimètres de lui. Tu... Fais quoi ici? Je suis venue te chercher ... enfin te voir. J'ai pensé que tu aimerais surement avoir de la compagnie pour affronter le ... monde extérieur. Même si je ne suis pas sûre que tu veuilles de la mienne pensa-t-elle. Puis, baissant les yeux elle ajouta faiblement ; et j'avais envie de te revoir. Lula avait l'impression qu'il n'était pas franchement ravi de la voir, la blonde refréna alors sa furieuse envie de le serrer dans ses bras. Il lui avait terriblement manqué, plus qu'elle ne l'avait pensé mais à vrai dire Lula avait tant bien que mal essayé de ne pas songer à lui ainsi qu'à la façon dont ils s'étaient quittés. C'était trop douloureux. Mais pourtant, elle était là, plantée devant lui, un peu gauche ne sachant quoi faire ou dire d'autre.


Désolée pour le petit retard ><
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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Lun 14 Jan - 7:31

Lula & Matthew

J'étais surpris de voir Lula ici, je n'avais pas eu de nouvelles, ni de visites de sa part depuis son départ et je ne comprenais pas trop pourquoi tout d'un coup elle se tenait devant moi alors qu'on aurait pu s'affronter du regard bien avant. Mais dans le fond, je me sentis immédiatement soulagé de voir son doux visage, elle m'apaisait et me rassurait, elle comblait ce vide qui s'était installé en moi... J'en étais sûr que si aujourd'hui j'étais apte à sortir de l'hôpital, c'était grâce à elle, car même si nous nous sommes séparés en mauvais termes, c'est elle qui m'a fait prononcé mes premiers mots, c'est elle qui m'a fait sortir de ma chambre pour parler et même rigoler des fois. Je lui dois probablement beaucoup de choses mais j'étais quand même étonné de la voir ici. « Je suis venue te chercher ... enfin te voir. J'ai pensé que tu aimerais surement avoir de la compagnie pour affronter le ... monde extérieur. Et j'avais envie de te revoir.» Lula avait ce pouvoir sur moi; elle arrivait à dire les bons mots pour me redonner confiance. Je n'étais pas seul ici, je n'avais pas à me perdre et à me poser dix mille questions comme toujours, j'avais désormais quelqu'un sur qui compter pour m'intégrer à New York et j'en déduis que si elle était là, maintenant, devant moi c'était que dans le fond, elle tenait à moi et que je lui avais peut-être manqué. J'hésita quelques secondes, me retournant une nouvelle fois vers les portes d'entrée automatiques de l'hôpital, me demandant si j'allais y arriver... Quand mon regard croisa à nouveau celui de la jeune femme, je compris que oui, avec elle je pouvais y arriver. J'ai toujours été lunatique, bi-polaire comme le disaient les médecins ici et une fois de plus, je passa d'une peur affreuse, à de la surprise et de la rancoeur à de l'apaisement et de la confiance. Je m'avança vers Lula, avec mes deux sacs avant de les laisser tomber sur le sol et d'entourer la jeune femme de mes bras. Son parfum me vint immédiatement au nez et c'était comme rentrer dans une maison familière et s'y sentir chez sois. « Tu m'as manqué Lula... » dis-je sincèrement. Je m'écarta d'elle et l'observa quelques secondes. Elle n'avait pas changé, ses joues étaient toujours légèrement rosées, ses cheveux toujours dorés et sa peau me paraissait encore plus douce qu'avant. Mes peurs firent rapidement surface alors que je sentais toujours dans mon dos l'hôpital, cette tentation d'y retourner à l'intérieur, y étant plus attiré que par la grande métropole New Yorkaise. « Tu penses que je peux y arriver? » Je marqua une pause. « ... avec toi? » On avait toujours été d'un grand soutient mutuel. Je l'avais vue arriver dans une sale état à Sydney, très amaigrie à cause de sa maladie et le teint livide et quand je la voyais maintenant devant moi, je me disais qu'elle avait fait un beau parcours.

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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Mar 15 Jan - 14:35



Le revoir procurait une telle joie à Lula qu'elle ne savait même pas elle-même comment elle faisait pour ne pas sautiller sur place comme une enfant. C'était tellement bon de le revoir, de l'avoir en chair et en os devant elle. La jeune femme avait l'impression que le temps s'était arrêté autour d'eux, qu'ils étaient les seuls dans New York qui fourmillait toujours de personnes. La Suédoise aurait pu passer des heures à le regarder, afin de s'assurer que c'était bien Matthew qu'elle avait sous ses yeux, qu'il n'avait pas changé durant ces quelques mois. La blonde en arriva à la conclusion qu'il la faisait toujours autant craquer, et ce même avec le petit air confus qui marquait son visage. Lula en aurait souri si elle n'était pas la cause de cet étonnement. Mais, elle n'était pas surprise, après tout elle s'était comme évaporée de sa vie après avoir quitté l'hôpital et il n'avait probablement pas dû penser qu'elle serait là lors de sa sortie, ou même qu'elle avait été mise au courant qu'il sortait. La jeune femme avait l'impression d'être une de ces groupies qui rencontrent leur idole à force de fixer Matt, mais elle s'en fichait un peu. Pour le moment, elle se demandait ce qui se passait dans sa tête. Son hésitation était palpable, pour quelqu'un qui le connaissait comme Lula. Alors, quand il se retourna vers l'hôpital, la blonde ne fut pas surprise. Et, à vrai dire, elle avait été dans la même situation que lui seulement quelques mois plus tôt. Les passants avaient dû la trouver folle à la voir faire, à plusieurs reprises, quelques pas vers la route pour revenir vers l'endroit où elle venait à peine de sortir. Lula se contenta de lui adresser un léger sourire quand ses yeux se posèrent sur les siens, ne sachant quoi dire pour apaiser son "combat" intérieur. Et si la blonde n'avait pas été surprise par l'hésitation de Matthew, elle ce fut le cas quand il s'avança vers elle avant de la prendre dans ses bras. Elle n'aurait jamais pensé que leurs retrouvailles se passeraient aussi bien, la Suédoise était soulagée. Enroulant ses bras autour de la taille de son ami, Lula espérait que ce moment dure pour toujours. Bien sûr cela était impossible -et si ça l'avait été, ça n'aurait pas été très pratique- mais la blonde espérait que ce ne soit pas la dernière fois que Matthew la prenait dans ses bras. À chaque fois qu'elle se trouvait comme cela, un sentiment de sécurité affluait en elle. De bonheur aussi. Tu m'as manqué Lula... Toi aussi tu m'as manqué, Matt. Plus que tu ne pourras jamais l'imaginer, c'était dur de ne pas te voir tous les jours ... répondit Lula, machinalement, pensant chacun de ses mots. À cet instant, elle avait l'impression que rien n'avait changé, qu'ils étaient revenus quelques mois en arrière. La jeune femme n'arriva donc pas à retenir son sourire grandissant puis posant sa tête contre le poitrail de son ami elle lança à mi-voix, et je sais que c'était probablement dur pour toi de rester à l'hôpital alors que moi je partais ... Je suis désolée, je n'ai jamais voulu te blesser. Et je dois avouer que te l'annoncer, comme ça, de but en blanc n'était pas très judicieux ... Ce jour-là, Lula qui d'ordinaire était calme, avait déboulé dans la chambre de Matthew en faisant pratiquement des bons dans tous les sens avant de lui dire sans hésitation, et avec un énorme sourire, qu'elle sortirait dans une semaine. Bien évidemment, il avait mal pris la chose. Résultat des courses ; une dispute et une solitude quasi totale les jours suivants. Il l'arracha à ses pensées par une question qui ne faisait que confirmer son hésitation. Tu penses que je peux y arriver? Avec toi? Mais bien sûr que tu peux y arriver Matthew, avec ou sans moi. Même si je compte aller nulle part. Il faut seulement que tu croies en toi. Elle lui prit la main, espérant faire taire ses appréhensions avec ce geste qu'elle voulait réconfortant. Elle le croyait vraiment capable de s'en sortir, Lula n'avait aucun doute à propos de cela. Et puis, la blonde était déterminée à faire tout ce qui était en son pouvoir pour qu'il ne retourne pas en hôpital psychiatrique, qu'il reste près d'elle ... sauf qu'elle n'était pas sûre à cent pour cent que cela allait être le cas. Est-ce que ça veut dire que tu restes à New York ? C'était à son tour d'être confuse. Après tout, il pouvait aussi bien rentrer en Australie pour être auprès de sa famille et si c'était le cas, Lula se dit qu'elle aurait mieux fait de rester chez elle afin d'éviter des au revoir larmoyants. La blonde ne voulait pas le quitter à peine après l'avoir retrouvé.



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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Mer 16 Jan - 8:49

Lula & Matthew

Les paroles de Lula me touchèrent, elle avait tout à fait compris mon état d'esprit quand elle m'avait annoncé toute heureuse qu'elle pouvait quitter l'hôpital. Bien sur, j'avais aussi été heureux pour elle, elle avait fait de gros changements et elle était enfin apte à vivre une vie normale, mais dans le fond je m'étais senti comme abandonné et j'étais terrifié à l'idée qu'elle ne soit plus là pour me remonter le moral. Lula avait vraiment été comme une béquille pour moi en arrivant ici. Elle était la première personne à qui j'ai adressé la parole en sept longues années et mon état s'était amélioré de jour en jour depuis son arrivée. Je me sentais mieux dans mes baskets et dans ma tête. Elle était la seule autre patiente qui comprenait mon mal être. Quand j'avais compris que j'allais me retrouver sans elle, j'avais en quelque sorte replongé; me renfermant à nouveau sur moi même, parlant uniquement si on me posait une question à la quelle je ne pouvais pas répondre par un hochement de tête positif ou négatif et me nourrissant uniquement de petites parts. Je m'en voulais de lui avoir fait la tête pour ça au lieu de partager son bonheur. J'ai été égoïste dans le fond, de penser qu'elle allait rester avec moi jusqu'au moment où je serais moi aussi apte à sortir et je m'en rendait bien compte aujourd'hui... « Ne t'excuse pas Lula. J'aurais dû être content pour toi et non pas faire l'égoïste... » avouais-je à contre coeur. Je n'aimais pas avouer que j'avais tord mais face à Lula j'étais sans défense, impossible de lui mentir ou de feindre avec elle. Lula me laissait être la personne que j'étais vraiment et depuis que mon regard avait croisé le sien il y a maintenant bien cinq minutes, je me sentais à nouveau complet.

Cependant, il y avait toujours l'hôpital derrière moi. Je pouvais très bien tourner les talons, demander à rester quelques temps de plus. J'étais vraiment partagé. On me pensait apte à faire face au vrai monde mais je doutais constamment de moi. Si Lula n'était pas apparu il y a quelques minutes, je ne réfléchirais même pas, je rentrerais dans le bâtiment et retrouverais ma 'cellule' mais auprès d'elle, je me sentais apaisé, comme si j'avais à nouveau des forces. Ses doigts trouvèrent les miens, mes yeux se baissant dessus, un mince sourire étirant mes lèvres en sentant cette chaleur envahir tout mon corps. « Mais bien sûr que tu peux y arriver Matthew, avec ou sans moi. Même si je compte aller nulle part. Il faut seulement que tu croies en toi. » Mon médecin aurait pu prononcer ces mots que je ne les aurai pas cru, mais venant de sa bouche à elle, je me sentis rassuré. Oui, elle avait raison. Je pouvais le faire mais surtout je voulais qu'elle m'accompagne dans ce monde qui m'était inconnu. « Je reste à New York, si tu y restes avec moi... » soufflais-je alors que mon regard bleuté s'était relevé vers le doux visage de la jeune femme. « Le directeur m'a donné l'adresse d'un motel mais je sais pas où il se trouve et si je devrais vraiment y aller... »


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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Jeu 17 Jan - 3:05



Ne t'excuse pas Lula. J'aurais dû être content pour toi et non pas faire l'égoïste... La blonde hocha simplement la tête, réfléchissant à la réaction qu'elle aurait eue si les places avaient été inversées. La Suédoise était à cent pour cent sûre aurait gardé bonne figure, à coups de sourires et de gaieté néanmoins, en réalité, elle aurait été attristée. Bouleversée, même. Petersson aurait prétendu que tout allait bien dans le meilleur des mondes, comme elle le faisait toujours. Elle aurait, en quelque sorte, menti à Matthew. Une première. Cependant, Lula n'avait pas bien compris la réaction de son ami, ni pourquoi il avait réagi ainsi, et ces questions avaient trotté dans la tête de la blonde depuis ce jour-là. Mais, ce qui l'avait le plus blessé dans toute cette histoire, c'était le fait qu'il n'était pas venu lui dire au revoir toutefois, ça, elle ne lui avouerait pas. Mais, que venait-il de dire au juste ? Qu'il n'aurait pas dû faire l'égoïste ? Lula ne comprenait pas vraiment ses propos et fronça automatiquement les sourcils, signe de son incompréhension et de sa réflexion. Matthew avait prononcé cette phrase quelques minutes auparavant -et la Suédoise ne s'était pas rendu compte du silence, cogitant trop- cependant, la blonde ajouta quand même ; Je suis sûre que tu devais l'être ... au fond de toi dit-elle en plaisantant à moitié. Et, question probablement stupide, mais comment ça tu as fait l'égoïste ? Et, je dois avouer que je n'ai pas bien compris pourquoi tu t'étais énervé comme ça ... C'était quoi la raison ? Lula fixa son ami, cherchant une réponse, l'air sérieux et les sourcils toujours froncés. Elle ne comprenait pas où il avait voulu en venir en disant cela et puis, ce n'était pas comme si elle avait eu une chance d'avoir une explication à propos de cela depuis sa sortie. Le temps était peut-être venu. Et il était probable que cela gâche leurs retrouvailles, mais Lula se sentait en droit de savoir. Elle en avait besoin. Cependant, la question qui la travaillait le plus était celle qu'elle ne lui posait pas. Pas pour le moment. Hésitant encore si elle voulait savoir, mais surtout si elle était prête à entendre sa réponse ne voulant pas revivre cette scène une seconde fois et pourquoi elle s'était passée ainsi, dans la solitude totale.

Lula se mordillait la lèvre extérieure, se demandant si c'était la dernière fois qu'elle verrait Matthew avant un certain temps ou non. Il était fort probable qu'il veuille se ressourcer dans son pays d'origine, auprès des siens. Après tout, ils seraient peut-être comme ces amis de lycée qui se disent " on restera amis pour toujours, peu importe ce qui arrive " avant de se rendre compte que c'est impossible et puis, qu'au fond ce n'était qu'une phase. Lula savait que leur amitié était plus profonde qu'une simple amitié de lycée, mais ses doutes - alimentés par cette insoutenable incertitude qui la rongeait- étaient encore là. De son côté, bien sûr, elle ne voyait pas sa vie sans lui cependant il était certain qu'elle n'était pas dans la tête de Matthew. Je reste à New York, si tu y restes avec moi... La Suédoise lui sauta pratiquement au cou, tellement la joie l'avait envahie. Elle n'avait jamais souri ainsi, et aurait pu le garder pendant des semaines. Cela allait probablement être le cas, d'ailleurs. La blonde ne put lui confirmer que, oui, elle restait dans la Grosse Pomme avant qu'il n'ajoute, Le directeur m'a donné l'adresse d'un motel mais je sais pas où il se trouve et si je devrais vraiment y aller... Lula resta bouche bée quelques instants. Il n'envisage pas sérieusement que les anciens patients y aillent, si ?! C'est la meilleure recette pour replonger ! lança-t-elle en plaisantant. Cependant, ce n'était pas vraiment drôle surtout au vu des appréhensions de Matt. Enfin bref, j'espère que tu n'as pas envisagé d'y aller ne serait-ce qu'une seconde ! Et, même si c'était le cas, je ne t'aurais pas laissé faire. Hors de question. Tu viens chez moi. Au moins le temps de te retourner, si tu ne veux pas rester plus longtemps. Mi casa es tu casa. Lula avait parlé d'une traite, histoire de lui laisser aucune chance d'en placer une et, donc, de la contredire. De toute façon, c'était peine perdue. Petersson ne changerait pas d'avis. Je parle d'ici, à New York pas à Stockholm ajouta-t-elle ne lui ayant pas encore dit qu'elle s'était installée dans cette ville. J'ai acheté un loft dans l'Upper East Side après ma sortie. Elle se sentait gênée de dire cela, pour elle ce n'était pas "normal" de pouvoir d'acheter son propre lieu d'habitation à vingt-deux ans même si elle avait toujours eu beaucoup d'argent. Son père ne donnait que cela à vrai dire. Et ses grands-parents s'étaient probablement sentis mal à propos de l'abandon de sa mère, puis de leur révélation, alors ils avaient fait ce qui était naturel dans ce genre de milieu : compenser avec de l'argent. Des tonnes et des tonnes. Pour Lula, ça ne changeait rien.
Puis, regardant de nouveau Matthew, Lula osa demander ; Pourquoi tu n'es pas venu me dire au revoir ? La blonde ne voulait pas qu'il prenne tout cela pour une tentative de "règlement de comptes", mais elle avait des questions qui attendaient des réponses depuis des mois. Et, elle ne pouvait plus les retenir plus longtemps, surtout celle-ci. Je t'ai attendu, tu sais ... ajouta-t-elle faiblement. Lula se dit qu'elle avait un don pour potentiellement gâcher les choses.



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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Jeu 17 Jan - 8:53

Lula & Matthew

Sa question me pris au dépourvu, la jeune femme ne comprenait pas pourquoi je lui disais que j'ai été égoïste à son départ... Sa question me stressa et je pris plusieurs discrètes bouffées d'air frais pour essayer de me détendre et de me rappeler que je n'avais pas à stresser pour une question... J'avais l'impression de m'être ma exprimé et ça m'énervais qu'à vingt trois ans, je ne puisse toujours pas me faire comprendre des autres. J'évita le regard de la jeune femme car admettre qu'on est égoïste et de devoir expliquer les raisons est encore plus gênant. « J'ai été égoïste de vouloir que tu restes avec moi. » En gros c'était ça, je voulais la garder près de moi car c'était avec elle que je me sentais le mieux mais je ne m'étais pas soucié une seule seconde de son bien être à elle. « Au lieu d'être content pour toi, que tu puisses sortir, je me suis énervé et je me suis senti abandonné alors que dans le fond tu n'y étais pour rien. J'aurais vraiment dû être content de savoir que tu étais apte à sortir avant moi... » Je m'en voulais clairement et j'avais honte d'avoir agi de la sorte. « Quand tu es arrivé à Sydney, tu as été mon remède, c'est toi qui m'a aidé à aller mieux et je savais qu'en partant, j'allais à nouveau sombrer. » Et j'avais vu juste, car même si ce n'était pas extrême comme avant ma rencontre avec Lula, je m'étais à nouveau renfermé sur moi-même à son départ, me plongeant dans mes dessins et ne parlant quasiment plus. « J'aurais dû me douter qu'on allait pas rester éternellement ensembles à se faire balader d'hôpitaux en hôpitaux. » La jeune femme avait une vie à mener et c'était bien là que j'avais été égoïste, croire qu'elle resterait toujours auprès de moi.

Maintenant que j'étais moi aussi libre, j'avais peur de replonger encore plus. Je me rends bien compte que les choses ne sont plus comme quand j'étais gamin et qu'on se moquait de moi. Je sais qu'entre adultes on est davantage civilisés et qu'on n'essayera pas de me casser mes lunettes parce que je dessine mais j'ai toujours cette appréhension au fond de moi, qui me tord les boyaux. Le directeur m'avait donné l'adresse d'un motel, sachant que je n'avais aucun famille ici, histoire que j'ai un endroit où dormir cette nuit en attendant de trouver mieux, mais je ne me sentais vraiment pas d'y aller. Me retrouver seul, dans un lieu que je ne connais pas me stressait et rien que de demander une chambre allait me demander beaucoup d'effort. Il n'y avait qu'en présence de Lula que j'arrivais à parler autant... Mais je n'avais pas non plus les moyens de me payer un billet d'avion pour retourner en Australie et je ne suis même pas sûr d'avoir envie de revoir ma mère et ma soeur... Maintenant que je savais que Lula était toujours dans les parages, je voulais rester ici. Après tout, c'était peut-être mieux pour moi de pouvoir recommencer à zéro dans une ville ou je ne connais personne plutôt que de retourner à Adélaïde et de voir des anciens camarades de classe qui ont été la cause de mon internement... A cette annonce, la jeune femme me sauta au cou et je fus pris un peu au dépourvu mais sans pour autant la repousser, bien au contraire, je profita de cette étreinte pour respirer son odeur et sentir la chaleur de son corps malgré les couches de vêtements qu'on portait. Elle s'écarta et je remarqua tout de suite son sourire, qui malheureusement s'effaça en entendant que j'allais devoir me trouver un motel pour dormir cette nuit. « Il n'envisage pas sérieusement que les anciens patients y aillent, si ?! C'est la meilleure recette pour replonger ! Enfin bref, j'espère que tu n'as pas envisagé d'y aller ne serait-ce qu'une seconde ! Et, même si c'était le cas, je ne t'aurais pas laissé faire. Hors de question. Tu viens chez moi. Au moins le temps de te retourner, si tu ne veux pas rester plus longtemps. Mi casa es tu casa. Je parle d'ici, à New York pas à Stockholm. J'ai acheté un loft dans l'Upper East Side après ma sortie. » Ca faisait plaisir de l'entendre parler à toute vitesse avec autant d'enthousiasme. J'aimais la voir comme ça. Peu de personne pouvait se venter d'avoir leur propre rayon de soleil. Toutefois, son offre me déconcerta un peu... Wow, un loft, dans un des quartiers chics de New York d'après ce que j'ai entendu dire. Je n'étais pas vraiment habitué à ça et même si son offre me mettait très mal à l'aise, j'osais vraiment pas aller dans un motel. Au moins chez elle, je serais bien, je n'aurais de compte à rendre à personne et on pourrait rattraper le temps perdu... « Merci pour ta proposition. Elle me met un peu mal à l'aise mais pas autant que de devoir dormir dans un motel dont je ne connais personne. » Je me pencha légèrement vers la jeune femme et l'embrassa sur le front pour la remercier. Ce genre de contact me ramena directement quelques mois - années? - en arrière quand on s'était embrassés... Ce souvenir me frappa en pleine figure, me rappelant tout ce que je pouvais ressentir pour elle. Une boule s'installa dans ma gorge, une boule que j'essayais de ravaler tant bien que mal. Lula reprit la parole, ce qui me permis de chasser ce souvenir de mon esprit et de ne plus me torturer à cause de ça. « Pourquoi tu n'es pas venu me dire au revoir ? Je t'ai attendu, tu sais ... » Cette question me fit l'effet d'une bombe... Il y a à peine quelques secondes j'étais euphorique à l'idée d'avoir un endroit où dormir cette nuit - qui plus est chez elle! - mais du coup, ma tristesse m'avait à nouveau envahi et j'enfonça mes mains dans les poches de mon jean, le regard baissé. « C'était trop dur de te voir partir... » Et une nouvelle fois, j'avais agi en parfait égoïste. « Mais je m'en suis beaucoup voulu. Je me rappelle que quand j'ai réalisé que je voulais te dire au revoir, j'ai couru en dehors de ma chambre et traversé tout le couloir avant d'arriver à bout de souffle vers la sortie. Mais tu étais déjà partie et je ne peux pas te blâmer. J'aurais dû réagir plus rapidement... »


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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Ven 18 Jan - 5:03



La blonde savait qu'il aurait été préférable qu'elle attende quelques jours, voire semaines, avant de lui poser ces questions mais elle avait vu une chance pour avoir ses réponses tant attendues et l'avait donc saisie sans pouvoir y réfléchir à deux fois comme c'était parfois le cas. Mais d'un côté, Lula pensa qu'au moins, c'était fait et qu'ils n'auraient plus forcément besoin d'en parler. Qu'elle n'aurait plus constamment cela à l'esprit. De plus, la Suédoise doutait fortement qu'il ait une mauvaise réaction. Et l’espérait, mais au pire, elle n'aurait qu'à s'excuser. Cependant, à la vue de l'expression qui naissait sur son visage la jeune femme se dit qu'elle n'en aurait pas besoin. Matthew avait certes l'air mal à l'aise, mais il n'était pas énervé ou sur le point de l'être. J'ai été égoïste de vouloir que tu restes avec moi. Au lieu d'être content pour toi, que tu puisses sortir, je me suis énervé et je me suis senti abandonné alors que dans le fond tu n'y étais pour rien. J'aurais vraiment dû être content de savoir que tu étais apte à sortir avant moi... Quand tu es arrivé à Sydney, tu as été mon remède, c'est toi qui m'as aidé à aller mieux et je savais qu'en partant, j'allais à nouveau sombrer. J'aurais dû me douter qu'on allait pas rester éternellement ensemble à se faire balader d'hôpitaux en hôpitaux. Lula était sous le choc, elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui dise tout cela bien que pendant ces derniers mois, la blonde avait essayé de trouver une raison à son emportement et il s'avérait que, finalement, elle n'était pas loin de la vérité. La jeune femme resta sans voix pendant plusieurs bonnes minutes, à se repasser en boucle la scène dans sa tête. Tout était plus clair à présent, maintenant qu'elle voyait les choses sous un nouveau jour. Et, connaissant le pourquoi de la réaction de son ami, Petersson réalisa qu'elle n'aurait peut-être pas géré la chose aussi bien, ou plutôt qu'elle n'aurait pas aussi bien gardé bonne figure qu'elle l'avait imaginé. Elle n'avait pas vraiment essayé de comprendre ce que le "départ" de son ami aurait signifié et changé pour elle. En réalité, la Suédoise se serait tout autant sentie abandonnée et se serait renfermée sur elle-même et ce, alors qu'elle allait plutôt bien. Quand elle reprit la parole, son esprit était toujours embrouillé et Lula ne savait même pas comment elle réussissait à parler aussi clairement. Je vois ... Merci de me l'avoir dit, Matt dit-elle avec un petit sourire en le regardant avant de faire quelques pas en arrière, les yeux désormais rivés sur le trottoir. Et, je comprends ta réaction. Pendant des mois j'ai essayé de savoir ce qui t'avait poussé à réagir ainsi en me disant que si les rôles avaient été inversés j'aurais fait semblant d'aller bien comme j'avais l'habitude de faire. Mais, en réalité je crois que j'aurais fait comme toi ... enfin j'en sais rien ... mais j'aurais ressenti la même chose. On s'est aidé mutuellement et j'aurais eu l'impression de ... perdre une partie de moi ... J'aurais dû essayer de te comprendre à cette époque, j'aurais dû essayer de te parler avant de partir mais j'imagine que je n'avais pas assez de recul ... dit-elle avait un petit sourire désolé, la tête enfin relevée. Et ... tu as ... euh ... sombré de nouveau après mon ... départ ? Lula était inquiète, et cela s'entendait quelque peu dans sa voix. Imaginer Matthew sombrer lui était difficile, surtout si son départ en avait été la cause.

Lula était la personne la plus heureuse au monde quand Matthew lui annonça qu'il restait à New York. C'était tout ce qu'elle avait espéré. Elle le fut nettement moins quand le motel arriva dans la discussion. Mais pour elle il n'était pas question que son ami reste dans un tel lieu et elle ne lui laissait pas le choix ; il viendrait chez elle. Merci pour ta proposition. Elle me met un peu mal à l'aise mais pas autant que de devoir dormir dans un motel dont je ne connais personne. Petersson eu simplement le temps de sourire avant d'être coupée dans son élan par Matt qui l'embrassa sur le front. C'était perturbant. La blonde trouva cela étrange mais pas forcément désagréable. Cela ne la dérangeait guère, c'était Matthew. Cette "situation" lui rappela que son "père" lui faisait la même chose quand elle demandait de l'attention étant petite. Sauf qu'elle détestait cela. Lula secoua la tête, contrariée de penser à lui. Elle ne savait pas pourquoi, dans d'anodines situations il revenait hanter ses pensées. Elle détestait cela, il l'avait déjà assez bien pourri comme cela. De rien, c'est à ça que servent les amis. Ce qu'elle venait de dire lui provoqua un petit pincement au coeur, ami n'était pas le mot qui qualifiait ce qu'elle ressentait pour lui. Mal à l'aise ? Si c'est une question d'espace personnel ou quelque chose dans le genre, ne t'inquiète pas. Le loft est bien trop grand pour nous deux ... mais je m'y suis senti bien alors je l'ai acheté. Et jamais je ne t'aurais laissé dormir dans un motel. La Suédoise était heureuse qu'il ait accepté son offre, bien qu'en réalité ce n'en était pas une. Ils allaient avoir du temps pour se reconnecter. Elle souriait à pleines dents, tout allait bien. Matthew aussi, tout du moins avant que Lula ne trouve le courage de lui demander à demi-voix la raison de son absence lors de sa sortie. Toute gaieté s'était envolée de son visage et il regardait le sol, le regard triste. C'était trop dur de te voir partir... Mais je m'en suis beaucoup voulu. Je me rappelle que quand j'ai réalisé que je voulais te dire au revoir, j'ai couru en dehors de ma chambre et traversé tout le couloir avant d'arriver à bout de souffle vers la sortie. Mais tu étais déjà partie et je ne peux pas te blâmer. J'aurais dû réagir plus rapidement... Lula sourit, soulagée. Le jour de son départ, elle s'était mis dans la tête qu'il n'était pas venu parce qu'il la détestait et, au fond d'elle, une petite partie le pensait toujours avant sa "révélation". Présomption stupide. Lula, à présent totalement détendue, s'amusait de la situation. Amusement qui s'exprimait par un léger rire. On a dû se manquer de peu parce que je suis restée un bon moment dans le hall à contempler la rue, puis dehors à regarder à travers les portes ... Pas le moment dont je suis la plus fière ! Un franc sourire remplaça son petit rire. Ne t'en fais pas, c'est oublié. Enfin, je ne t'en ai pas voulu, j'étais plutôt triste ... Mais, on ne va pas se focaliser sur le passé alors qu'on est de nouveau ensemble ... enfin réunis. Lula regarda autour d'elle, la rue était peu bondée et de son point de vue, ce n'était pas plus mal. Son regard s'attarda sur les portes de l'hôpital, ainsi que sur l'intérieur ; la jeune femme distinguait la dame de l'accueil, donc elle ne s'était jamais souvenue le prénom, et cette dernière les contemplait avec un grand sourire. La blonde se demanda depuis quand elle les épiait et cela provoqua un malaise instantané. Hum, ça te dirait de ... marcher ? Parce qu'on n'a pas bougé depuis tout à l'heure ... dit-elle avec ce qui était supposé être son plus beau sourire, celui avec lequel elle réussissait par moments à avoir ce qu'elle voulait, mais qui à cet instant était en réalité un peu crispé.




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MessageSujet: Re: The real life » lula&matthew   Sam 19 Jan - 8:24

Lula & Matthew

J'étais partagé entre le soulagement d'avoir expliqué les raisons de mon énervement et en même temps, mon corps entier tremblait. Je n'étais pas habitué à me confier, j'ai pas parlé pendant sept longues années et y avait qu'avec elle que j'arrivais à parler de cette manière mais comme le sujet était quelque chose qui me touchait particulièrement, c'était pas facile. Alors oui, j'étais soulagé qu'elle sache tout et qu'on puisse peut-être repartir sur de bonnes bases à présent mais je m'en voulais encore beaucoup. Lula a beau dire qu'elle comprend, qu'elle aurait sûrement réagi pareil et qu'elle aurait dû faire les choses différemment à son départ, je ne la voyais pas fautive du tout. Les choses auraient pu être simples si j'avais ravalé ma fierté et que je serais allé la voir plus rapidement le jour de son départ. J'ai dû la manquer de peu et dans ma chambre, je voyais ce que je voulais lui dire, je savais que je voulais la prendre dans mes bras et même lui voler un baiser mais j'avais pas eu le courage. Si seulement on avait pu se connaître dans un autre cadre qu'un hôpital psychiatrique et qu'on soit les deux saints d'esprit... Les relations entre personnes normales me semblent tellement normales et heureuses. Pour nous tout était compliqué... « Et ... tu as ... euh ... sombré de nouveau après mon ... départ ? » Mon regard se baissa légèrement, je me mis à réfléchir à la bonne réponse. « Pas autant qu'avant ton arrivé mais j'me suis renfermé oui. » Mais maintenant c'est de l'histoire ancienne non? Maintenant je suis dehors, on est réunis.

J'étais soulagé de pouvoir jeter ce papier que le directeur m'avait donné avec l'adresse d'un motel près de Central Park, j'allais pouvoir m'acclimater à ma nouvelle vie en douceur grâce à la proposition de Lula. J'étais mal à l'aise, mais pas pour les raisons qu'elle a évoqué, je n'ai pas besoin d'un 'espace vital' ou quoi, simplement j'avais de la peine à accepter une telle offre. C'est quand même beaucoup de choses que d'inviter quelqu'un à vivre chez lui... « Hum, ça te dirait de ... marcher ? Parce qu'on n'a pas bougé depuis tout à l'heure ... » Mon regard tourna autour de nous pour constater que la population New Yorkaise s'était effectivement mise à vivre sa vie sans que je ne m'en rende compte et le fait d'avoir parlé avec Lula, m'avais pas fait remarquer que j'étais au milieu d'une foule, chose qui m'aurait terrifié si j'étais seul. Mais avec Lula tout était plus facile. « Oui, bougeons. Mais je te suis, parce que je ne connais pas du tout New York! » dis-je en haussant les épaules. Je me pencha afin de remettre mon sac de sport sur mon épaule droite et d'accrocher mon sac à dos sur mon épaule gauche. Je ressemblais à un mulet mais au moins, j'avais une main de libre pour attraper innocemment celle de Lula.

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